Partir étudier à l'étranger : les démarches et la vie au Canada expliquées par un étudiant aixois



Crédit photo : Sacha pour Job Etudiant

"Avoir étudié à l'étranger est un avantage considérable sur le CV. Ca ouvre des portes et peut faciliter l'embauche car c'est la preuve que l'on est ouvert d'esprit et que l'on s'intéresse à d'autres cultures." Elus champions européens de la mobilité Erasmus (un programme d'échange entre pays européens) en 2008, les étudiants français sont de plus en plus nombreux à quitter l'Hexagone vers de nouveaux horizons.

Pour partir au Canada (qui n'est pas membre de la charte Eramus reservée aux pays européens), Sacha est passé par l'intermédiaire de l'organisme de coopération universitaire québécois CREPUQ rattaché à certaines universités françaises. "Pour pouvoir être éligible, il faut être inscrit dans une université partenaire et avoir au minimum 12 de moyenne." Major de sa promotion et étudiant en licence à l' université d'Aix-Marseille , Sacha n'a pas eu de mal à être accepté. Il raconte :

"J'ai reçu le courrier d'admission au mois de mai. J'ai cherché un logement à Montréal en avril sans même savoir si j'allais être accepté. L'avantage d'être étranger et que nous sommes prioritaires et que les frais d'agence nous sont remboursés si nous ne sommes pas admis. J'ai dû chercher une université qui proposait des cours équivalent aux miens afin de pouvoir valider ma licence. J'ai choisi l'université de Montréal qui a l'avantage d'être francophone : aucun de mes cours ne sont en anglais et aucun niveau de langue n'est requis. Ce qui n'est pas le cas dans les universités anglophones ou un score élevé au test d'anglais TOEFL est requis."> "Je paye $375 par mois pour un studio sans salle de bain, toilette et cuisine. Je me trouve cependant à côté du campus de l'université et de son centre sportif. Dans l'immeuble se trouve des étudiants issus de toutes les régions du monde. La première semaine a été difficile à encaisser : je ne connaissais personne et les cours à la fac ne me permettait pas de rencontrer du monde car j'étudie avec des personnes différentes à chaque cours. Ici, les gens sont plus ouverts d'esprit que chez nous. J'ai des amis colombiens, brésiliens, québécois, etc. Tout le monde respecte les cultures et façons de penser des autres. Les vies étudiantes et sportive sont riches. Il y a un nombre incalculable de fraternités (réservées aux garçons) et des sororités (réservées aux filles), d'associations religieuses, culturelles, etc. Amateur de sports d'hiver, je me suis inscrit aux sorties ski qui auront lieu le week end."> "L'organisation au Canada est bien mieux qu'à l'université d'Aix-en-Provence. Je connais d'ores et déjà la date de mes examens et la date à laquelle l'année se termine. Une grande partie des cours se trouve en ligne ce qui permet de pouvoir suivre même si l'on est absent, quoique l'on n'apprend évidemment pas aussi bien qu'en assistant au cours. J'ai un peu plus d'heures de cours qu'en France et plus de travail personnel à fournir. Mais ça n'est pas un problème : les cours sont plus passionnants ici et les professeurs de très bonne qualité."

Les conseils de Sacha

Je conseille à tous ceux qui souhaitent partir étudier à l'étranger de bien préparer leur plan de cours ('équivalence des cours que vous étudiez en France). Il faut être préparé mentalement : les premier jours passés dans le pays étranger sont difficiles. Néanmoins, le coût de la vie au Québec n'est pas cher et vivre une telle expérience à l'étranger est inoubliable. Je la recommande à tous !