Travailler dans l'électronique : parcours et débouchés ?



Crédit photo : Job Etudiant

"J'ai obtenu mon baccalauréat S option Science de l'ingénieur dans un lycée général dans le Sud de la France en 2012. A l'époque, je n'avais pas pris de décision quant à mon orientation post-bac. J'ai entré une liste de voeux diverse et j'ai été admis à l'Institut universitaire de technologie d'Aix-Marseille dans la section de Génie Electrique et Informatique Industrielle à Marseille. La qualité de son enseignement et son rang parmi les DUT français m'ont convaincus à faire ce choix que je ne regrette pas. J'ai suivi une formation initiale car je souhaitais poursuivre après ses deux ans d'études. Ceux qui souhaitent travailler à l'issu de ses deux années peuvent néanmoins suivre le cursus en alternance. C'est le cas de l'un de mes collègues qui est devenu technicien supérieur.> Ces deux années passées à Marseille étaient intenses. J'étudiais le génie électrique, l'informatique, la programmation, les mathématiques, l'automatisme, etc. Nous avions des contrôles continus chaque semaine, le samedi et des contrôle de connaissance les autres jours de la semaine. La pression était permanente, mais s'est avérée être positive : cela nous poussait à nous surpasser et à toujours s'investir davantage. C'est à ce moment-là que j'ai trouvé ma voie : devenir ingénieur. J'étais conscient de la difficulté de rentrer dans un établissement de la sorte et j'ai énormément étudié. J'ai envoyé mon dossier à Polytech Marseille et à Phelma dans la branche initiale et la branche en alternance. A la fin de l'année scolaire, j'étais deuxième de ma promotion. Les deux établissements ont accepté ma candidature : j'ai fait mes valises et je suis partie à Grenoble, un CDD dans une entreprise d'électronique dans la poche et trois années d'études dans l'une des meilleures écoles d'ingénieurs de l'Hexagone.> Partir n'est pas simple. Décrocher un CDD de trois ans à Rousset, à quelques kilomètres de mon lieu de résidence, m'a rassuré. En effet, je rentre tous les deux mois chez moi dans le Sud de la France et retrouve ma famille et mes amis. Ce contrat, je l'ai décroché par mes propres moyens en mai 2014 grâce à mes relations dans le milieu. Mon travail en entreprise est passionnant et me permet de mettre en pratique ce que j'assimile en cours. Grâce à l'alternance, je suis indépendant : je touche près de 1000 euros par mois et cela même lorsque je suis à Grenoble. Phelma a ouvert la formation en alternance "conception du système intégré" l'année dernière seulement. Moi et mes treize camarades étudions essentiellement la physique quantique, les mathématiques mais aussi l'anglais, une langue indispensable dans notre milieu. Les cours sont pour le moment plus théoriques qu'en DUT, où nous suivions beaucoup de "travaux dirigés" et de "travaux pratiques" mais la pratique sera plus récurrente au fil du temps."

Les conseils de Victor

  • Je conseille à tous les jeunes qui s'intéressent à l'électronique de privilégier la voie de l'alternance s'il souhaitent s'arrêter à l'obtention de leur diplôme de master. Les possibilités d'embauches sont plus abondantes qu'en formation initiale et cela permet de mettre un pied dans le monde du travail. Néanmoins, ceux qui désirent travailler le plus tôt possible doivent se diriger vers un BTS qui est une formation professionnalisante contrairement au DUT.

  • Il faut être à l'aise avec les nouvelles technologies car c'est l'un des principaux outils de travail.