Un emploi à la sortie de la fac : mythe ou réalité ?

TAUX DE CHÔMAGE EN HAUSSE

Les chiffres parlent d'eux-même. Le taux de chômage chez les moins de 25 ans est passé de 19,8% en 2005 à 24,9% en 2015. Les jeunes sont les plus frappés par la situation de l'emploi en France. En comparaison, le taux de chômage des 25-49 ans s'élève à 9,5% et le taux national, toutes catégories d'âge confondues, s'élève en 2015 à 10,0%. L'association pour l’emploi des cadres a révélé que le taux d'étudiants ayant décroché un emploi au terme de leurs études est passé de 61% en 2014 à 62% en 2015. Une hausse de 1% qui ne suffit pas à accuser une baisse engrangé depuis de nombreuses années : en effet, le taux était de 72% en 2010. Néanmoins, la situation s'améliore légèrement. Près de 15 000 recrutements supplémentaires ont eu lieu en 2015 comparé à l'année dernière.

Et si les jeunes diplômés peinent à trouver du travail, le directeur général de l’APEC l'explique dans le journal Le Monde par trois raisons : « La première est qu'une entreprise sur trois seulement souhaite recruter des débutants car elles préfèrent minimiser les risques en se reportant sur des profils plus rapidement opérationnels ; la deuxième raison est que le nombre de diplômés sortants augmente chaque année, particulièrement en Master 2 ; et enfin la troisième explication est l'effet cumulatif : les non-recrutés de la promotion précédente leur sont prioritaires. » Les jeunes diplômés sont majoritairement embauchés en CDD et touchent, en moyenne, un salaire annuel brut moyen de 26 500 euros (contre 28 700 en 2014), soit un SMIC et demi. Le CDI représente 50% des embauches.



Crédit photo : l'Express

LES RESCAPES

Les étudiants sortant d'une école d'ingénieur ou d'une école de commerce sont à 70% embauchés en CDI. Une débouchée très favorable comparée aux diplômés de master et doctorat sont eux majoritairement embauchés en contrat de durée déterminée. Une situation de précarité qui pourrait expliquer que 44% des étudiants souhaiteraient, au terme de leur master, poursuivre leurs études.

Source : Le Monde et Les Echos