Rentrée universitaire : un syndicat étudiant veut intégrer les jeunes dans le débat présidentiel



Crédits photo : UNEF

Tout a commencé lors de la réforme du système universitaire. En ligne de mire, la sélection en master. A huit mois du premier tour de l'élection présidentielle, l'Unef (premier syndicat étudiant) souhaite "imposer les jeunes dans le débat présidentiel" pour que les premiers concernés puissent élever leur voix contre une offre qui n'est pas adaptée. Mais pas que.

L'organisme appelle à de nouvelles mesures contre la précarité. "Le gouvernement ne peut pas dire que tout a été fait", a lancé au cours de sa dernière conférence de presse le président du syndicat William Martinet, qui rendra son mandat le 23 septembre. Pour cette figure de la mobilisation contre la loi travail au printemps, "le débat n'est plus de savoir si François Hollande a tenu tous ses engagements, mais de savoir si les six prochains mois vont encore être utiles aux étudiants".

"Ce gouvernement va-t-il se rappeler qu'il est encore au pouvoir (...) et répondre aux revendications des étudiants ?", s'est-il interrogé. Et si William Martinet quittera ses fonctions le 23 septembre prochain, qu'il se rassure : la question est également partagée par on futur successeur, Lilâ Le Bas. La jeune femme de 23 ans, qui deviendra la quatrième femme à accéder au poste de présidente de l'Unef, en 109 années d'existence du syndicat, a déclaré : "Notre objectif est aussi d'imposer les jeunes dans le débat présidentiel." Les dossiers ne manquent pas selon l'organisation. L'Unef cite entre autres l'"urgence sociale", "la sélection en master" et "les investissements à l'université".

Cette année encore, "un étudiant sur deux est obligé de se salarier pour financer ses études", a-t-elle déploré. Lilâ Le Bas appelle le gouvernement à poursuivre les efforts d'investissement dans le supérieur, compte tenu du nombre croissant d'étudiants qui viennent chaque année gonfler les rangs à la fac. "Il faut redonner à l'université les moyens d'assurer l'ascenseur social", a-t-elle ajouté. Néanmoins, tout n'est pas noir : l'Unef s'est réjoui que les difficultés d'inscription soient globalement moins importantes cette année par rapport à la rentrée précédente.

Source : AFP