La rentrée quand on vit outre-mer ? Un casse-tête !



Crédits photo : Campus Outre-Mer

A leur arrivée en métropole, rien n'est vraiment simple. Ils sont Guadeloupéens, Guyanais, Mahorais ou Réunionnais et viennent poursuivre leurs études en métropole. Mais loin de leurs familles et confrontés à la difficulté de se loger, d'obtenir une bourse ou de trouver un emploi ou une formation, ces jeunes sont venus chercher de l'aide samedi au Campus Outre-mer à Paris. Un rendez-vous annuel qui a eu lieu pour la seconde fois le 3 septembre dernier et qui est également le seul salon réservés au jeunes débarqués tout droit des DOM-TOM.

"Je cherche un logement", explique à l'AFP Clinty , un jeune Guadeloupéen dans les jardins du ministère des Outre-mer. L'étudiant de 19 ans vient entamer sa deuxième année de licence Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) en Ile-de-France, après une année en Guadeloupe. Hébergé depuis son arrivée par une amie, il espérait avoir une chambre universitaire, mais se retrouve "sur liste d'attente". Ce qu'il ne comprend pas. "Je trouve dommage qu'on ne soit pas prioritaire, nous qui venons de loin", explique-t-il.

Originaire de Mayotte, Marceline recherche elle des informations pour l'aide au logement. Cette étudiante de 19 ans en langue étrangère 2e année à Reims avoue avoir la chance d'avoir un grand frère en métropole, qui lui a fait des démarches et obtenu une chambre en cité U. Mais pour Marceline , ''le plus dur c'est l'intégration sur un territoire qu'elle ne connaissait pas''.

Chaque année, 25.000 étudiants ultramarins viennent dans l'Hexagone. "Ce n'est pas simple. C'est un grand voyage", a reconnu la nouvelle ministre réunionnaise des Outre-mer Ericka Bareigts. "Quand le jeune ultra-marin arrive en métropole, il rencontre souvent des difficultés pour se loger, ouvrir un compte ou faire un crédit pour payer ses études, obtenir des aides sociales ou une bourse, ou même trouver une formation en apprentissage, un stage ou un emploi. Beaucoup de jeunes partent sans être informés, avec des dossiers parfois mal ficelés, explique Marie-Ena Jacoby-Koaly , membre de l'AJeG (Associtation des Jeunes de Guadeloupe) et organisatrice de l'événement. On est là pour leur dire qu'ils ne sont pas seuls, ajoute-t-elle. L'objectif est de leur donner toutes les clés pour qu'ils réussissent leur année sereinement (et) évitent les décrochages."

Source : AFP