Erasmus : Marina à Valence, en Espagne



Marina à Valence. Crédits photo : Marine pour JobEtudiant

Pourquoi avez-vous participé au programme Erasmus ?

Après avoir amélioré mon niveau d'anglais au cours d'un stage de 4 mois en Australie, il me paraissait évident de faire de même en approfondissant l'espagnol. Cette première longue expérience à l'étranger a d'ailleurs été un élément déclencheur d'une maladie incurable : "la bougeotte". Je ne me vois pas à ce jour m'installer de manière pérenne dans une quelconque ville du monde qu'il me faut dès lors parcourir. A commencer par les pays voisins, où l'Espagne représentait une destination séduisante. Son patrimoine historique est remarquable, les évènements qui ont façonné une culture des plus hétérogènes et sa population me fascine. Je voulais m'imprégner de leur culture et leurs coutumes, déguster des tapas plusieurs fois par semaines et apprendre de leur mode de vie.

Racontez les démarches.

J'ai monté un dossier auprès du service international de mon école. J'ai communiqué entre autres une lettre de motivation et le choix des cours. Par la suite, j'ai rempli les documents de mobilité Erasmus, notamment pour recevoir la bourse. J'ai de mon côté fait la demande de carte européenne d'assurance maladie à la sécurité sociale, j'ai réservé mes premières nuits d'hôtel et pris des rendez-vous afin de visiter des appartement une fois sur place via le site Easypiso. Sur place, je me suis rendue au bureau d'accueil des internationaux où se complètent les formalités d'inscription.

Où logez-vous ?

Les premiers jours, j'étais dans un backpacker moderne où la nuit me coûtait moins de 10 euros, avec, en prime, des concerts gratuits et privés tous les soirs. Les premières rencontres étaient géniales. Au bout du deuxième jour et de la deuxième visite, j'avais débusqué un appartement unique : une collocation de 4 personnes, où le turnover est important mais les rencontres hétéroclites, à savoir des Allemands, des Français et tout dernièrement une Italienne. Le prix ? 250euros par mois, toute charges incluses.

Quelles sont les différences entre les cours en France et l'Espagne ?

Le campus est très agréable, l'université est renommée, les cours sont de qualité et les professeurs très compétents. L'ambiance de cours est bonne, la relation avec le corps enseignant est très détendue (tutoiement), les notions abordées sont très concrètes, les TPs sont eux aussi très concrets et des visites d’entreprises sont organisées. L'emploi du temps n'est pas super chargé, ce qui laisse le temps de travailler et se détendre. En somme, je suis bien moins stressée qu'en France !



Marina, au milieu, avec des amis. Crédits photo : Marina pour JobEtudiant

Avez-vous tissé des liens avec les Espagnols ?

C'est "on-ne-peut plus simple" ! Tout d'abord parce que nous sommes très nombreux à être venu d'ailleurs pour étudier dans l'une des villes les plus étudiantes d'Espagne. Parfois, j'ai 4 ou 5 plans pour la même soirée ! Néanmoins, on fait tant de rencontres qu'il est difficile de toutes les approfondir... Quant aux natifs, ils ont été très accueillants et apprécient notre compagnie. Ainsi, j'ai passé un samedi dans les hauteurs de Sagunto, autour d'une paella cuite au feu de bois et des jeux de tables dans la maison de campagne d'un certain Pablo !

Le coût de la vie est-il élevé ?

En général, non. Les prix en supermarchés sont à peu près les mêmes qu'en France mais les prix pour les sorties sont moins élevés. Il existe aussi de nombreux commerces de proximité où les fruits et légumes sont très peu chers - à moins de 2 euros le kilo de fraises, ce serait un crime de s'en priver ! Petit conseil pratique pour les transports, je ne me sers que de mes jambes : l'abonnement Valenbisi coûte 40 euros et il est très pratique. Les pistes cyclables sont très bien faites, et pédaler n'est pas très compliqué compte tenu du fait que les routes sont plates.

Quels sont les hauts et les bas de votre Erasmus ?

Personnellement, il n'y a que des hauts. Tout d'abord, Valence est une destination idéale pour réaliser un Erasmus. Il y fait bon vivre, et, bien que je m'adapte facilement il me faut souvent me ressourcer. Les alentours de Valence sont très accessibles, on peut y réaliser des randonnées à pieds et à vélo fabuleuses. La période des Fallas était simplement folle. Quiconque devrait les vivre un jour pour se rendre compte de l'impact de telles festivités, qui ont transformé la ville le temps de quelques semaines. Valence était alors en ébullition, littéralement explosive !

Que diriez-vous à un étudiant qui souhaite sauter le pas ?

De le faire car il ne le regrettera pas ! Si je m'attendais à vivre une belle expérience, celle-ci est au-delà de mes espérances. Attends-toi à être submergé par les rencontres. N'hésite pas alors à te construire un cercle pluriculturel, tu t’amélioreras d'autant plus vite dans la langue pratiquée. Cependant, choisissez minutieusement vos cours. Certains se chevauchent et il est impossible de changer si les classes sont pleine. Essayez de comparer les emplois du temps en amont pour vous constituer votre propre planning et être certain d'accéder à tous vos cours !

Twitter : @melaniefaure - @mantesgivrees