Natation : Pauline, maître-nageuse dans un centre aquatique

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Pauline (deuxième en partant de la gauche) et ses collègues à la Plaine Oxygène. Crédits photo : Pauline pour JobEtudiant

Ca y est, vous avez fait le grand saut dans la vie active ?

J'ai obtenu mon BPJEPS AAN l'été dernier ! Après l'obtention de mon diplôme, j'ai trouvé un travail au poste de maître-nageur à la Pleine Oxygène, un centre de 11.000 m2 avec piscines, espace fitness, saunas et hammam en région parisienne.

A quoi ressemble une journée de travail ?

J'ai un shift le matin et un le soir. Si je suis du matin, j'ouvre la piscine, j'installe les lignes, les robots nettoyants, j'installe les transat, j'ouvre les issues de secours et prépare le sac de secours que l'on utilise en cas de problème. Ensuite, je fais soit de la surveillance, soit j'assure un cours. J'analyse l'eau deux fois par jour. Si je travaille le soir, je fais la fermeture. J'évacue la clientèle. L'avantage c'est que, au cours d'une journée, on dispense des cours et on fait de la surveillance, donc on ne s'ennuie jamais. Alterner les deux est parfait !

Même lorsque l'on surveille pendant des heures les bassins ?

Je reconnais que lorsqu'on fait de la surveillance, on trouve le temps long ! Ca a un impact sur notre système nerveux, on est passif car on ne fait rien. Encadrer un cours est bien plus vivant et ça nous permet de rajouter notre touche personnelle, sans oublier le contact humain.

Comment gérer-t-on la clientèle difficile ?

Je suis du genre à garder mon calme. Au centre, si on entre en réel conflit avec un client, on appelle la sécurité et ils règlent le problème de leur côté.

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Pauline (au milieu) avec ses collègues de travail. Crédits photo : Pauline pour Job Etudiant

Obtenir votre BPJEPS a-t-il été facile ?

A la base, je suis titulaire d'un BNSSA, le brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique qui permet de devenir sauveteur. Mais cela ne me permettait que de surveiller les piscines, et les offres d'emploi étaient rares. Ensuite, j'ai complété ma formation avec le BPJEPS. C'était dur. Il fallait s'accrocher. J'avais un projet d'animation a mettre en place tout au long de l'année, tandis que j'étais partagée entre le monde de l'entreprise et ses responsabilités et ma formation, plus tranquille. Toutefois, la formation est réservée aux bons nageurs : si c'est votre cas, vous aurez les capacités pour réussir.

Avez-vous des projets ?

Je complète mon bagage professionnel avec une formation massage ! Cela me permettra de travailler avec des sportifs et de m'aider à comprendre les douleurs musculaires des clients. J'étudie trois jours par mois pendant un an !

Un conseil aux internautes qui veulent se lancer dans la même voie ?

Accrochez-vous ! Il faut s'investir sans cesse. Vous savez ce qui me motive le matin ? C'est de penser à la progression des nageurs, comme ces enfants qui rechignent à entrer dans l'eau le premier jour et parcourent 25 mètres dans le bassin sans s'arrêter au bout de quelques mois. Là, on se sent utile !

Twitter : @jobetudiant - @melaniefaure