Salon de l'Agriculture : Théo, passionné à 17 ans et né au sein d'une famille d'agriculteurs

Futur bâchelier, Théo passe son bac pro sur le campus des Sicaudières, à Bressuire. Sélectionné avec ses camarades par le Salon de l'Agriculture pour participer au Trophée National des Lycées Agricoles, ce Normand de 17 ans a baigné dans le milieu depuis son plus jeune âge, avec un grand-père agriculteur. A Job Etudiant, il raconte sa passion, malgré les embûches d'un secteur sacrifié.

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Théo pose pour Job Etudiant

"Mon grand-père était agriculteur. Je baigne dans ce milieu depuis tout petit. J'ai l'amour pour les animaux et la passion depuis toujours. Mon père est boulanger et ma mère secrétaire. Ils me soutiennent à fond. Papi un peu moins, mais il est quand même présent. Il sait les contraintes de l'agriculture d'aujourd'hui, les revenus faibles, et les soucis liés à l'actualité du moment. Il me reste 3 ans d'études. Quand je suis libre, je vais chez les agriculteurs l'été et je leur donne un coup de main."

"Je n'aime pas trop les cours, mais il faut passer son diplôme pour s'installer à terme. Les études sont pas trop longues, donc ça va ! A l'école, j'étudie la zootechnie, l'agronomie et les matières générales. En terminale, j'ai 6 semaines de stage à effectuer en entreprise. J'en ai déjà effectué 8 en classe de première. En entreprise, je fais les travaux des champs, la mécanique, je m'occupe des vaches blonde d'Aquitaine et Aubrac et du verger qui fait des pommes. Là où je travaille, il y a huit employés. J'aime travailler de mes mains. Quand on aime le métier les journées ne sont pas trop dures ni longues. C'est d'ailleurs trop court à mon goût !"

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Théo et Rose présentent leur stand aux jeunes visiteurs.

"Quand je suis arrivé en classe de première, j'ai vu la différence avec mes camarades. Je passe un bac pro, et je vois le fossé qui nous sépare de la filière générale. Mais le cursus est un choix, mais il est clair que ce n'est pas la même vie. Au travail, il est obligatoire de s'investir sérieusement, sinon ça ne marchera jamais. Les études, il faut bosser. Ce sont deux choses différentes."

"J'avais très envie de participer au Salon de l'Agriculture. Cette expérience est totalement bénévole. On a d'autres intermédiaires comme notre OS de race (Organisme de Sélection), on a des interviews avec des médias sur Youtube. On se fait des contacts, on rencontre les visiteurs et on leur explique les dessous de notre métier. C'est super enrichissant et je la conseille à tous ceux qui peuvent le faire !"

Crédits photos : Mélanie Faure

Twitter : @jobetudiant - @melaniefaure