Ces jeunes français qui se font la malle - l'économie

"Les Etats-Uni s'arrachent nos économistes"



Crédit photo : a-miami.fr

Dans l'édition du journal Le Monde datant du dimanche 7 et lundi 8 septembre 2014, la journaliste Claire Guélaud s'intéresse aux 40% d'économiste français « de premier rang » qui s'expatrient aux Etats-Unis. «Faut-il se réjouir de la vitalité des écoles d'économie françaises et du succès de leurs chercheurs ? Ou regretter (...) que notre pays « ne sache pas profiter » de son capital humain ? » Parmi les grands économistes français, Esther Duflo, Emmanuel Farhi, Xavier Gabaix, Thomas Philippon, Hélère Rey, Emmanuel Saez et enfin, l'auteur du dernier best-seller littéraire au doux nom de Capital, Thomas Piketty. Parmi la ribambelle d'auteurs, il est le seul a avoir fait le choix de rester dans l'Hexagone et avoir avoir « accepté les conditions salariales et de travail hexagonales. »

Alors pourquoi tant d'individus quittent leur terre natale ? « Quand on est chercheur, on est plus visible aux Etats-Unis qu'en Europe , admet Roger Guesneraie, professeur honoraire au Collège de France et président de l'Ecole d'économie de Paris (PSE). La République française forme à grand frais ses meilleurs élèves et, parmi eux, la crème de la crème part ensuite assez logiquement vers des pays valorisant lieux leur talent. » Une valorisation qui se traduit par un salaire conséquemment supérieur outre-Atlantique et des moyens de recherches plus conséquents. « La qualité des conditions de travail et la générosité des bourses d'études aux Etats-Unis séduisent les thésards » renchérit Emmanuel Saez, professeur à l'université de Californie à Berkeley.

Certains individus retournent néanmoins en France au bout de quelques années, mais seulement pour des raisons familiales et culturelles.